Louis Aubusson « verrier »

 

Louis Aubusson
Né le 25 septembre 1812 – Paris (enfant trouvé)
Décédé le 20 décembre 1872 – essarts-varimpré 76, à l’âge de 60 ans
Verrier

Registre des enfants trouvé Paris 1812

 

Marié le 20 janvier 1834, Saint-Martin-au-Bosc, 76612, Seine-Maritime, Normandie, France, avec Elise Mayère 1817

 

Acte de mariage le 20 janvier 1834, Saint-Martin-au-Bosc

 

Sa Femme Elise Mayère
Née vers 1813 – Rouen, 76540, Seine-Maritime, Normandie, France (élève de l’hospice )
Mariée le 20 janvier 1834, Saint-Martin-au-Bosc, 76612, Seine-Maritime, Normandie, France, avec Louis Aubusson 1812-1872
Enfant trouvé à la porte de l’hospice de Rouen âgé d’environ quatre ans

 

Registre enfant trouvée Rouen 2 octobre 1817

 

Leurs quatre enfants

 

— Elise Mélina Aubusson 1835-1861

Née le 14 juin 1835 – Saint-Martin-au-Bosc, 76612, Seine-Maritime, Normandie, France
Décédée le 25 décembre 1861 – Guerville, 76333, Seine-Maritime, Normandie, France, à l’âge de 26 ans
Domestique (1856)

Mariée le 26 février 1856, Guerville, 76333, Seine-Maritime, Normandie, France, avec Eustache Ternisien 1832

 

— Marie Sidonie Aubusson 1839-1878

Née le 4 novembre 1839 – Saint-Martin-au-Bosc, 76612, Seine-Maritime, Normandie, France
Décédée le 9 décembre 1878 – Bosc-Geffroy, Callengeville (76), à l’âge de 39 ans

Mariée le 9 juin 1863, Guerville, 76333, Seine-Maritime, Normandie, France, avec Eustache Ternisien 1832

 

— Edmond Lodoic Aubusson 1846-1900

Né le 26 juin 1846 – Saint-Martin-au-Bosc, 76612, Seine-Maritime, Normandie, France
Décédé le 10 janvier 1900 – Guerville, 76333, Seine-Maritime, Normandie, France, à l’âge de 53 ans
Verrier, épicier (1900)

Marié le 3 novembre 1868, Guerville, 76333, Seine-Maritime, Normandie, France, avec Marie Rosalie Eugénie Maubert 1850 dont Marie Eugénie Edwige Aubusson 1874

 

— Séverine Euphémie Aubusson 1848

Née le 14 septembre 1848 – Saint-Martin-au-Bosc, 76612, Seine-Maritime, Normandie, France

Mariée le 21 mai 1870, Bazinval, 76059, Seine-Maritime, Normandie, France, avec Pierre Bouteiller 1846

 

 

Acte de décés de Louis Aubusson le 20 décembre 1872 – essarts-varimpré

 

Louis Aubusson est depuis quarante-quatre ans ouvrier verrier à la Grande-Vallée, commune de Guerville. Ses mérites distingués tirent un prix particulier des circonstances délicates où ils se sont produits. Enfant de l’hospice de Paris, il a été confié à l’âge de un mois aux époux Lalouette,journaliers à Saint-Martin-au-Bois. Combien de ces pauvres délaissés se montrent impuissants à corriger par l’honorabilité de leur vie l’infortune de leur naissance ! En butte aux procédés de jeunes camarades qui se croient espiègles et qui sont barbares, leur âme s’aigrit et apprend de bonne heure à nourrir contre la société toute entière les plus pernicieux sentiments. Il faut le dire aussi, les enseignements qu’ils reçoivent au foyer mercenaire qui les accueille, sont trop rarement de nature à détruire ces impressions funestes. Aubusson a traversé victorieusement cette difficile épreuve. D’ailleurs, il trouva dans les époux Lalouette des gens de conscience et de cœur, qui l’aimèrent et le traitèrent comme un fils. Il les en récompensa en se montrant digne d’eux et en les aimant à son tour comme un enfant Jusqu’à leur dernier soupir sa tendresse et son dévouement ne se sont pas démentis un seul jour. Ils ont atteint un âge fort avancé, accablés d’infirmités. Aubusson, simple ouvrier, gagnant 2 fr. par jour, chargé lui-même d’une nombreuse famille, a pourvu jusqu’à la fin aux besoins de ses vieux parents adoptifs. De ses mérites comme ouvrier, nous ne dirons qu’un mot. Son patron atteste qu’il n’en peut exister « de meilleur ni de plus fidèle. » Depuis 1822, jusqu’au jour où nous sommes (1865), il n’a pas quitté la verrerie de la Grande-Vallée. Son amour du travail, sa probité, ses mœurs irréprochables, ses sentiments généreux et élevés, lui ont valu l’estime et la sympathie de ses camarades et de tous ceux qui le connaissent.
Par une coïncidence heureuse, la verrerie de la Grande-Vallée possède un autre ouvrier qui, placé dans des conditions analogues, a su se créer une existence non moins honorable. La Société d’Émulation ne le perd pas de vue, et ce n’est qu’après une minutieuse comparaison de la situation de l’un et l’autre qu’elle accorde aujourd’hui à Aubusson la préférence qui peut-être ne sera que la priorité.
La Société d’Émulation décerne à Louis Aubusson une médaille d’argent et la somme de 150 fr.

Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure, Rouen · 1865

 

Merci a Catherine Cosials – Chesneau pour son aide

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